SMS frauduleux

SMS frauduleux

L’arnaque par SMS ne date pas d’hier, l’envoi de ces messages aux utilisateurs de mobiles rapporte une petite fortune à ces escrocs éditeurs peu scrupuleux.
En effet, ces messages prennent la forme de SMS reçus incitant le destinataire à rappeler ou à répondre par message ( 3 euros) vers un numéro surtaxé pouvant être facturé jusqu’à 1,35€, puis 0,34 pour chaque minute de connexion.

Certains abonnés rapportent même avoir été facturés alors qu’ils n’avaient jamais répondu à ces messages (Hoaxbuster). Des dépassements de centaines d’euros !

Voici ce que j’ai reçu il y a quelques jours sur mon mobile (expéditeur 36110) :

« Salut c moi? J’attends toujours ton appel, a croire que je t’ai laisse mon numero pr rien, rappelle moi au 0899783742″

Argg… Combien d’utilisateurs composeront le numéro surtaxé à votre avis ? Ces messages sont si bien rédigés qu’ils « hameçonnent » de nombreux utilisateurs.

Pour renforcer la protection du consommateur contre ce type de messages frauduleux, un numéro d’alerte, le 33700 sera mis en place le 15 novembre 2008.

Le fonctionnement de ce dispositif de signalement semble assez simple :

  • L’utilisateur soupçonnant une tromperie transfère le message par SMS au 33700 (coût d’un SMS, sans surtaxe et inclus dans les forfaits des opérateurs mobiles).
  • Un accusé de réception de son alerte lui parvient en retour.
  • L’utilisateur devra renvoyer un second message à la plate forme indiquant le numéro de l’expéditeur du SMS frauduleux.
  • La plateforme de signalement dès lors que l’abus est établi, contacte les opérateurs concernés.

Des sanctions allant jusqu’à la fermeture des numéros surtaxés pourront être prises par les opérateurs contre les expéditeurs de ces messages indésirables.

Mais il semblerait que seuls les cas les plus graves comme par exemple la pédopornographie pourront faire l’objet d’une coupure immédiate du service par les opérateurs (information à vérifier, une seule source).

Et n’oublions pas de signaler que ce seront les consommateurs qui paieront le SMS d’alerte (facturé au prix d’un SMS standard), ainsi que le second message qu’ils devront envoyer à la plateforme du 33700, pour transmettre le numéro de l’expéditeur qui n’apparaît pas dans le SMS frauduleux.