Si c’est un destin inévitable, pourquoi vouloir l’éviter ?
Solon (640/558 av. JC)

J’entend souvent dire  » on peut changer le destin« . S’il est possible de changer le destin alors le sens du mot « destin » n’a plus lieu d’être. Mon chipoteur de dictionnaire (argg..) me donne une définition de destin en ces termes : « Puissance extérieure à la volonté humaine, qui, selon certaines croyances, régirait l’univers, en fixant de façon irrévocable le cours des événements ».

Le terme « destin » du latin « destinare », veut dire fixer, assujettir, et renvoie au mot latin « fatum » qui veut dire « fatalité ». On s’aperçoit que la notion d’irrévocabilité y est bien présente. Le destin est perçu comme le résultat d’une action accomplie.
Une action accomplie peut-elle être changée, corrigée ?

Le concept même du fatalisme* (destin) va à l’encontre de cette pensée (changement). On ne peut changer un concept déjà existant, car il est rigoureusement défini et ne peut pas varier. On y adhère ou pas. Dans ce dernier cas, la pensée trouvera son fondement dans un autre concept comme celui du « libre arbitre » par exemple. Il est intéressant cependant de noter, au sein même du concept du « libre arbitre », des distinctions entre les différents courants de pensée théologique et philosophique.