pear.jpg Il y a quelques jours, le site Psiland a mis en ligne dans sa section « News » un lien pointant sur un article de presse sur le site internet « Courrier International« . Je tenais à vous faire partager « ce pur moment » de lecture en vous postant ci dessous, l’article concerné. Ensuite j’écrirai quelques mots sur le PEAR (Princeton Engineering Anomalies Research) puisque c’est de cet organisme dont il est question dans l’article ;-) .

Voici la brève de Piotr Obraztsov (16 mai 2007) publiée sur « Courrier International » :

La force de la pensée a du plomb dans l’aile

« Le Laboratoire d’étude des technologies paranormales de Princeton a fermé ses portes. Cette dénomination pompeuse désignait en fait un groupe de chercheurs qui se consacraient à la téléportation et autres pseudo-phénomènes. Ces scientifiques ont finalement fait preuve d’une honnêteté rare en décidant de mettre fin à leurs recherches au bout de vingt-huit années d’efforts infructueux.

Durant cette période, ils auront englouti un budget de 10 millions de dollars, ce qui n’est somme toute pas énorme : 357 000 dollars par an en moyenne, soit le salaire de cinq ou six chercheurs. De fait, les frais en matériel étaient quasi nuls puisqu’il suffisait de quelques objets pas trop lourds, tels des boîtes d’allumettes, des paquets de cigarettes ou des balles de ping-pong, que des cobayes étaient censés déplacer par la seule force de leur pensée. Trop heureux de ne plus être considérés comme des illuminés, les “téléporteurs” volontaires exigeaient en outre rarement une rémunération.
Bien évidemment, rien de décisif ne s’est produit durant ces années d’observation et, quand une balle de ping-pong bougeait de quelques millimètres, personne ne pouvait garantir que ce n’était pas à cause d’un courant d’air. Malheureusement, pareils groupes d’étude existent toujours en Russie, même si l’on peut espérer que les contribuables n’aient pas à les financer. Ils jouissent d’une popularité considérable auprès des chaînes de télévision, qui invitent régulièrement des spécialistes des ovnis, des passionnés de minéraux intelligents et autres découvreurs des propriétés magiques de l’eau du robinet« 
. Piotr Obraztsov Izvestia

Certains parleront de désinformation, d’autres d’incompétence journalistique, quoiqu’il en soit des éclaircissements sur ces recherches ne seront pas superflus.

Le laboratoire Princeton Engineering Anomalies Research (PEAR) a été fondé en 1979 par le Pr. Robert G. Jahn, physicien et ancien doyen de la faculté d’ingénierie et des sciences appliquées de l’Université de Princeton.

robert-g-jahn.jpgEn gros l’objectif du programme de Robert G. Jahn était d’étudier les intéractions possibles entre le psychisme et les systèmes physiques. Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs (ingénieurs, physiciens, psychologues, etc), ont mis en place des expériences afin de voir s’il était possible pour des personnes d’influencer des données informatiques par le psychisme. Pour ce faire, la plupart des expériences ont été menées sur des générateurs de nombres aléatoires (ordinateurs produisant des suites aléatoires de nombres).

Les chercheurs tentaient ensuite de conceptualiser les résultats expérimentaux obtenus, résultats qui ne cadreraient pas avec les modèles et théories actuels. Sur plus de sept millions d’essais, il semblerait que les effets obtenus furent faibles, mais mesurables. Toutefois, les chercheurs restent prudents sur la nature de ces possibles intéractions.

En effet, d’après Robert G. Jahn, ce n’est pas parce qu’il y a une corrélation entre la volonté des sujets et l’action des machines que l’on doit en déduire que l’un engendre l’autre. « Quel que soit ce que nous observons, cela provient de modalités d’intéraction anormales. Nous ne connaissons pas le support de cette information. La seule chose que nous savons à son propos, ce sont les conditions qui la favorisent ».

princeton.jpg Le laboratoire dépendait du département MEAS (Mechanics and Aerospace) de la SEAS (School of Engineering and Applied Science) de l’Université de Princeton.

Je tenais à rajouter, que le PEAR n’était pas financé par l’Université de Princeton ni par le gouvernement fédéral. Les recherches au sein du laboratoire n’ont pu fonctionner que grâce à des dons privés d’organismes et de personnes.

Après 28 ans d’existence, le PEAR avait annoncé sa fermeture en février dernier. Il n’y a pas eu de communiqué officiel mais sa fermeture semble être liée à des fonds insuffisants pour assurer le fonctionnement du laboratoire. Et on peut s’en douter, elle aura probablement fait le choux gras d’un grand nombre de détracteurs de la parapsychologie.
Le PEAR s’intégrera prochainement au sein de l’International Consciousness Research Laboratories (ICRL), une organisation à but non lucratif dédiée à l’étude des phénomènes physiques liés à la conscience.

L’article de Piotr Obraztsov sur CI a suscité bien peu de réactions, vous pouvez prendre connaissance des 2 seuls commentaires sur le site de Courrier International en bas à droite de l’article.

Le mien malheureusement n’a pas passé la barrière du webmaster, on se demande bien pourquoi smiley-citrouille-clin-doeil-25.gif.

Références :
Princeton Engineering Anomalies Research
Robert G. Jahn
L’International Consciousness Research Laboratories
Psiland
Correlations of Random Binary Sequences with Pre-Stated Operator Intention
Article du Courrier International